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Cette semaine, j’ai eu l’honneur de rencontrer Jérémy Sachoux, un des créateurs de la marque Meloduende. L’équipe est aujourd’hui composée de 4 luthiers français passionnés, spécialisés dans la fabrication de ces guitares haut de gamme en aluminium. Pour ceux qui découvrent la marque, j’avais résumé leur histoire et présenté leurs modèles dans cet article. Ma rencontre avec Jérémy a été très succincte, mais il a quand même eu le temps de me montrer deux de leurs classiques : la Ice Breaker AK et la Hunter, en test dans la suite de l’article.

Meloduende Ice Breaker AK

Commençons par la Ice Breaker, qui possède un corps en aluminium joliment vieilli. Montée avec deux P90, on s’aperçoit vite du contraste entre le look métallique et froid de la guitare et le son à la fois chaleureux et puissant. C’est cette opposition qui fait de la Ice Breaker une vraie tornade.

En grattant un peu plus, un autre choc vient s’ajouter à tout cela : cette fameuse matière aluminium vient “casser” la rondeur des micros pour leur donner une caractéristique tranchante, que j’aurais aimé exploiter un peu plus si j’avais joué sur un ampli à lampes. En tout cas, que ce soit en clean ou en disto, elle conserve un son puissant et précis, tout en bavant un peu quand on ajoute du gain. Pour un aperçu des différentes sonorités, rendez-vous sur cette page.

Sur le manche 22 frettes, la sensation de jeu est très agréable grâce au radius progressif 10″-16″. Les repères en aluminium viennent aussi jouer sur le contraste de la touche en ziricote, un bois d’Amérique centrale. J’ai beaucoup aimé le placement des composants, notamment du sélecteur 3 positions en dessous du micro chevalet. C’est bien plus intuitif de changer ici que sur le pan supérieur du corps, et ça évite les changements non voulus en grattant.

Le kill-switch est aussi un plus que j’ai apprécié, et il est bien placé, pas loin de l’autre commutateur. Par contre, je l’ai trouvé un peu trop dur à manipuler. D’après Jérémy, c’est volontaire puisqu’il est là pour couper rapidement le son après un morceau, et non pour faire des effets à la Buckethead. Sa dureté sert donc de sécurité pour ne pas couper involontairement le son, même s’il faut déjà le vouloir étant donné son placement éloigné.

Meloduende Hunter

Je suis ensuite passé sur la Hunter, une guitare à l’aspect bien Rock’n’Roll typée Hot Rod grâce à ses bandes horizontales prolongées sur le corps peint en noir. Contrairement à la précédente, le logo de la marque n’est pas incrusté, mais a été placé sous une couche de peinture. Cela n’enlève rien à la qualité et à la beauté de l’instrument puisque comme pour sa petite soeur, je ne lui ai trouvé aucun défaut esthétique.

Son vibrato Stetsbar est sensible et très agréable, c’est d’ailleurs la première fois que j’en essaye un de ce genre. Il vient renforcer l’aspect retro de la Hunter, tout comme ses boutons et ses micros. Ces deux derniers sont des Lace Alumitone, micros étonnants puisqu’ils sont entièrement en aluminium. Leur allure particulière et leur son très spécial étaient un choix idéal pour cette guitare.

Le fait qu’ils soient en aluminium apporte un grain particulier plutôt difficile à décrire. C’est à la fois cristallin et bluesy en clean, et je m’aperçois qu’on conserve cet aspect mystérieux en y ajoutant de la saturation. Dès que l’on revient en canal clean et que l’on attaque un peu plus sur des powerchords, ça commence à cruncher gentillement. Je vous laisse juger le son par vous même sur ce lien. Beaucoup plus typée que la précédente, on la privilégiera plus pour des styles de musique Blues, Rockabilly, voire Rock’n’Roll bien old school.

Même si je n’ai pas eu beaucoup de temps ni un très bon ampli pour essayer ces guitares, ma rencontre avec Jérémy Sachoux fut très positive, et j’ai hâte de pouvoir réessayer plus en détail les sublimes guitares que sont les Meloduende. Bien que la beauté et l’originalité de la Hunter ne m’aient pas laissé indifférent, mon coup de coeur reste pour la Icebreaker AK. Mais encore une fois, je ne cache pas que les finitions et le son qu’elles offrent toutes les deux sont à tomber par terre, et elles pèsent bien moins lourd qu’une Gibson Les Paul.