Daemoness, les guitares du Diable

Aujourd’hui, j’ai découvert une marque récente fabriquant de belles guitares customs : Daemoness. Et parmi tous les modèles réalisés, la Antichrist, une des plus curieuses flying V que j’ai pu voir jusqu’à présent. Les finitions sur le corps en acajou entouré d’érable sont en fait des reproductions minutieuses peintes à la main de gravures du 15ème et 16ème siècle, représentant la sorcellerie, la torture, et la conception de l’antéchrist. Pourquoi ? Dylan Humphries, créateur de la marque anglaise, explique qu’il voulait créer une guitare inspirant plus que tout le Métal. Mais est-ce que sa forme agressive et son micro EMG ne suffisaient pas ?

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  1. 28/03/2009 à 23:02 | #1

    je trouve le concept interessant! pile poil dans l’imagerie d’un reverend bizarre ou d’un candlemass… y a -t-il des artistes qui l’ont déjà adopté?

  2. 30/03/2009 à 07:32 | #2

    @doomyflo J’ai demandé à Dylan Humphries, le créateur de Daemoness. Il m’a dit que le site Internet existe depuis seulement 6 semaines, donc pour l’instant, il n’a pas encore eu de proposition d’artiste connu.

    Autre point, la Antichrist a été créée pour promouvoir la marque. Elle n’est donc pas officiellement à vendre, mais il est ouvert à toute offre. ;)

  3. 05/08/2009 à 22:25 | #3

    Assez étrange comme guitare… Elle est en tout cas réussis dans son style.
    C’est une bonne idée de créer ce genre de modèle pour promouvoir sa marque.

    ps: Je viens de découvrir votre site et il vraiment sympa. Bravo!

  4. Nekros
    28/08/2009 à 19:13 | #4

    Quel MENSONGE de prétendre avoir « peint à la main » les gravures du XV et XVIeme siecle sur le corps: Je suis allé sur le site (avant qu’il change) et des photos haute qualité étaient dispo de la table: Il ne s’agit ni plus ni moins que de l’application de ce qu’ils appellent en anglais un « DECAL » , une décalcomanie . Il suffit d’aller chez son imprimeur, d’apporter son image nimérisée retravaillée en noir et blanc (enlever les tons de gris , on veut du PUR noir et blanc) et demander d’imprimer un DECAL de l’image.
    Appliquer ensuite proprement sur la table, et finir au vernis nitro ou polyurethane ensuite. Basta!

    Ceci dit, à part ce gros MYTHO de « reproduction peinte à la main », ces guitares ont l’air plutôt bien construites, de manière très propre et précise, et sont sûrement d’excellentes alternatives des modèles de la marque Jackson entre autres , sauf ses nouveaux modèles originaux (dont j’oublie le nom, le site n’est pas à ce jour opérationnel)

    Tout comme DEAN, IBANEZ etc, les luthiers indépendants ne doivent pas tomber dans le PIEGE du mensonge concernant les modèles dits « GRAPHIC » avec souvent un papier imprimé collé sur la table, de la peinture appliquée contre un cache spécial découpé par CNC ou d’aplications de décalcomanies (decals).

    Sur de nombreux forums américains de lutherie électrique, on vous explique ce qu’est un DECAL, comment l’appliquer, ainsi que d’autres astuces pour mettre vos dessins favoris sur une table de guitare électrique.

  5. 28/08/2009 à 19:32 | #5

    @Nekros Waw, au moins c’est direct ! Merci beaucoup pour ces informations car je ne connaissais pas précisément les détails du decal. Si tu as une astuce pour reconnaître ce genre de technique face à une guitare peinte à la main, tu peux toujours nous la transmettre car tu as l’air de t’y connaître dans le domaine. ;)

  6. Nekros
    28/08/2009 à 19:59 | #6

    Comment différencier les deux?

    Un peu comme comme on ferait entre un vrai dessin ou peinture et une photocopie couleur: les pixels.

    Ici il n’y aura pas de pixels mais le trait sera inexistant avec une décalcomanie. En général il s’agit d’une substance synthétique noire collante (proche de l’encre d’imprimante mais plus épaisse) qui est déposée uniformément sur une feuille plastique. En regardant un agrandissement ou avec une loupe, l’uniformité du dessin et le manque d’erreurs due à un dessin fait main trancheront.

    Il y a d’autres techniques que le decal (papier carbone puis repasser avec de la peinture ,etc etc, percer une photocopie pour atteindre le bois en faisant des trous d’épingle, etc ) mais ce serait injouable: trop sale, peu précis, il faut enlever les particules de carbone ensuite, traits tordus,…HOULA.

    En électronique on utilise du DECAL spécial, on appelle ça du PRESS’N PEEL (cherchez sur google): des feuilles de celluloid bleu imprimables chez soi que l’on passe ensuite au fer à repasser par dessus une plaque d’epoxy cuivrée (pour faire un circuit imprimé avec une solution décapante).

    On utilise aussi en art (et pour l’électronique) du PHOTORESIST, un spray qui révèle des parties noires selon que les régions sont exposées ou non à la lumière. si c’est fait sur une feuille plastique (ou papier spécial) on peut transférer le dessin sur une autre surface.

    Il faut dire qu’un décal a pour nom « transfert » dans l’industrie du TSHIRT et cette méthode du transfert de dessin sur coton est bien connue en France.
    Une solution pour ceux que ça intéresse: Google! Plein de magasins offrent ces produits de « transfert ».

  7. Nekros
    28/08/2009 à 20:07 | #7

    J’ai oublié de dire que des feuilles de « transfert » très simples existent, ne requérant pas de fer à repasser pour appliquer le dessin, mais juste une « application par pression » (on appuie avec quelquechose de pas trop pointu, dur et rond au bout comme un capuchon de stylo etc ). Il faut avoir la main sûre sinon on rompt le « trait » du dessin et c’est difficile à récupérer.
    La face d’application du transfert aura le dessin « en miroir » bien sûr, la gauche et la droite étant inversées.

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