Cette semaine, chez Music Challenge, j’ai eu l’opportunité de tester la signature d’un magicien, j’ai nommé Steve Vai. Et même si je n’ai pas eu assez de temps pour exploiter cette Ibanez JEM7V, je dirais que j’y ai malgré tout passé les meilleurs instants de ma vie de guitariste. Voyons ce que cette guitare électrique nous réserve de si exceptionnel.

Pour commencer, parlons des finitions. Le corps blanc est en Aulne, un bois plutôt fragile mais qui rend aussi ce modèle très léger. Le manche en érable est très original avec son magnifique arbre de vie incrusté de la première à la vingt-quatrième case.  De plus, il est totalement accessible grâce aux quatre dernières cases scalopées, c’est-à-dire creusées, ce qui améliore la facilité  du jeu et la rapidité des solos. L’accastillage doré et la plaque nacrée donnent un petit côté luxueux, tandis que le trémolo Edge Pro et les micros relèvent un peu le côté agressif de la bête. Inutile de préciser que la poignée présente sur le haut du corps est inutile, mais elle rajoute encore un peu de style « Vai » sur la guitare.

La première chose qui m’a surpris en prenant la guitare a été la finesse du manche Prestige. Je n’ai jamais vu un manche aussi fin et plat, même sur une autre Ibanez, alors qu’ils sont en partie réputés pour ça. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas handicapant du tout. Bien au contraire : moi qui ne sais pas du tout « shredder », j’ai réussi à en placer quelques uns tellement le manche est agréable. De plus, l’arrière de ce dernier n’est pas verni, c’est donc plus facile pour se déplacer. Autre point qui m’a fait plaisir, le chevalet Edge Pro, souple et qui ne désaccorde pas la guitare grâce au bloc-cordes. Les adeptes du vibrato et du shred se feront une joie d’essayer cette guitare.

Chez Ibanez, il faut aimer le son « nouveau », et ici le son « Vai » puisque 3 DiMarzio Evolution sont présents : un simple entouré de deux humbuckers. J’ai personnellement été charmé par la disto, très énergique sans pour autant trop baver, et les harmoniques qui sifflent facilement. Bien polyvalente, le clean est aussi très propre, on peut passer d’un son bluesy à claquant en réglant les 5 positions du sélecteur et le bouton de tonalité. En revanche, j’ai bien parlé de son « nouveau », donc ceux qui recherchent les sonorités spécifiques à Gibson ou Fender seront évidemment déçus (quoique).

En conclusion, je dirais que j’ai trouvé cette guitare presque parfaite. En effet, il y a toujours quelques points qui ne nous plaisent pas sur une guitare. Premièrement, même si j’ai été séduit par ses finitions, il est vrai qu’elle a un style qui ne plait pas à tout le monde. Deuxièmement, vous l’aurez deviné, c’est le prix. C’est personnellement le seul critère qui m’a empêché de l’acheter, car j’étais vraiment tenté mais n’espérez pas la trouver en dessous des 2000 €.